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Un chantier de diagnostic archéologique à Plescop

Vue aérienne des tranchées du diagnostic de Plescop, octobre 2020

Le service départemental d’archéologie vient de réaliser un diagnostic préventif sur le terrain de la zone d’aménagement concerté de Park Nevez à Plescop. Ce chantier qui s’est déroulé sur une période d’un mois a pour but d’évaluer le potentiel archéologique du terrain.

Qu’est-ce qu’un diagnostic ?

En amont de grands travaux d'aménagement ou lorsqu'un permis de construire est déposé (parking, immeuble), le préfet de région et le service régional de l’archéologie (SRA) peuvent ordonner un diagnostic archéologique. L’objectif est de vérifier si le terrain recèle des traces d’anciennes occupations humaines susceptibles d’être détruites. Des sondages sont alors effectués, dans le cas du chantier de Plescop, par le service départemental d’archéologie, sur 10 % de la surface de terrain concernée par le projet.

Les archéologues recherchent d’éventuelles traces d'occupations humaines. À intervalles réguliers, ils sondent pour déterminer la présence de potentiels vestiges.

Des tranchées de 3 m de large (correspondant à la largeur du godet de la pelle mécanique), et de longueur variable sont réalisées. La profondeur de fouille dépend du niveau d'enfouissement des vestiges : de 30 cm sous le sol actuel à plus de 4 m, notamment pour les périodes les plus anciennes.

L’archéologue, posté devant le godet de la pelle mécanique, guide le conducteur pour décaper la terre végétale par passes successives jusqu'au niveau des vestiges. À cet effet, il repère les anomalies de terrain (changements de couleur et de texture) pouvant correspondre à des fondations de murs, des fosses à détritus, des fosses funéraires, etc. Plusieurs périodes peuvent être représentées.

À l’issue de cette intervention sur site, les archéologues départementaux remettront un rapport de diagnostic au service régional de l'archéologie de Bretagne. Trois cas de figure sont alors possibles :

  • Le diagnostic est " négatif ". Les travaux peuvent reprendre.
  • Le diagnostic est " positif ". Cependant, les vestiges archéologiques sont mal conservés ou ne présentent pas de réel intérêt scientifique. Les travaux d’aménagement se poursuivent. 
  • Le diagnostic est " positif " : des vestiges ont été découverts sur tout ou partie de l'emprise du projet. Si l'État juge leur intérêt scientifique et leur état de conservation suffisants, il peut décider de la réalisation d'une fouille archéologique ou de la modification du projet d'aménagement.