Skip to Content

Série noire : instantanés de la criminalité dans le Morbihan

Extrait d'un dessin représentant un lieu de la commune d'Arzon où s'est déroulé un crime, 1873.

Plus de 5 000 dossiers de procédure criminelle issus des fonds du tribunal criminel (1800-1804), de la cour de justice criminelle (1804-1811) et de la cour d’assises (1811-1939) ont été inventoriés. Au même titre que d’autres départements de France, le Morbihan a été le théâtre de nombreuses affaires criminelles. On relève ainsi des crimes passionnels, des crimes crapuleux, des infanticides mais aussi de petits larcins ou des cris séditieux, largement représentés. Relatés au fil des procédures, ces crimes sont le reflet des évolutions du territoire et de la société.
L’étude des dossiers livre des instantanés et dévoile la sphère privée des individus quelle que soit leur catégorie sociale. On y découvre ainsi des livrets d'ouvrier ou de commerçant, des passeports pour indigents, des livrets militaires, des dessins et croquis de maisons ou des lieux du crime, des photographies, des cartes postales, des échantillons de tissus, des médailles, des fausses monnaies. Les pièces les plus remarquables ont d’ailleurs fait l’objet d’une numérisation et sont disponibles en ligne lors de la consultation de l’inventaire.
Pour chaque affaire, les éléments suivants ont été relevés et intégrés dans un tableur en ligne : nom, prénom, métier, domicile, date de délit, date de jugement. Ainsi, il est désormais possible de trier très facilement, sur les types de crimes, par année, par localité ou par profession.
La recherche nominative est également facilitée. Pour autant, en application du règlement général sur la protection des données, le relevé nominatif des dossiers de moins de 100 ans n’est pas disponible. Par ailleurs, la communicabilité de ces dossiers varie entre 75 ans et 100 ans (en cas de présence de mineurs et dans les cas d’agressions sexuelles).
Au fil des mois, sur le site Internet, seront présentées des affaires, petites ou grandes, qui ont retenu l’attention des deux archivistes qui ont classé les 90 mètres linéaires de dossiers conservés dans ces fonds.