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De fil en aiguille… de la garde-robe au vide-dressing

En cette période de confinement, beaucoup se sont résolus, faute de mieux, à faire du tri dans les penderies, voire à organiser un véritable vide-dressing. Cette pratique très populaire est l’occasion d’une immersion haute couture dans le passé et la vie quotidienne de Morbihannais sous l’Ancien Régime. Embarquement immédiat !

13 mars 1627, château de La Grandville, non loin du bourg de Brandivy. Alors que messire Claude d’Arradon, seigneur dudit lieu, de Camors et de Penhouët vient de décéder, Louise de Lantivy, sa veuve, fait procéder à l’inventaire de l’ensemble des biens que contient leur résidence. Assistés de menuisiers, d’un tailleur et d’un orfèvre faisant office d’experts, le notaire de la juridiction de Largouët et son greffier établissent pendant trois jours la liste des possessions mobilières du couple. Tables, chaises, vaisselle, bestiaux, céréales, linges, bijoux (notamment un collier de diamant)…, tout y passe et notamment la garde-robe de Mme de Lantivy et de son défunt époux. Cinq pages de l’inventaire sont consacrées à ces vêtements et accessoires. Robes, collets, corsets, manchettes, manteaux, souliers…, découvrez, à travers cet extrait d’inventaire, un bel exemple de garde-robe de nobles au début du 17e siècle.

Pour une meilleure compréhension, une transcription de ces quelques pages ainsi qu’un lexique spécifique du vocabulaire relatif à l’habillement et au textile vous sont fournis.