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Conférence sur le mécénat architectural et artistique du vicomte Jean II de Rohan

Pièce de vitrail provenant d'une bordure de fenêtre au chiffre du vicomte Jean II de Rohan (A couronné pour la devise "A plus"), verre peint en grisaille et jaune d'or, vers 1500. Collection Ville de Pontivy.

« Les Macles, le A et le collier. Le mécénat architectural et artistique du vicomte Jean II de Rohan de 1490 à 1516 »

Depuis 30 ans, plusieurs articles ont été consacrés à des édifices religieux et civils, dont Jean II, vicomte de Rohan et de Léon, fut le promoteur, le mécène ou le seigneur prééminencier. Toutefois, aucune réelle synthèse n’a été réalisée pour ce grand seigneur breton, décédé en 1516 et dont le territoire couvrait 1/5e du duché. À l’issue de nombreux conflits qui l’ont opposé au duc François II, puis à sa fille Anne, c’est réellement dans la dernière décennie du XVe siècle, que le mécénat du vicomte se met en œuvre et ceci jusqu’à sa mort. Il poursuit parfois l’œuvre de son père Alain IX dans des édifices tels que la basilique Notre-Dame du Roncier de Josselin ou l’église Saint-Mériadec de Stival, à Pontivy. Il est aussi le promoteur d’une modernité architecturale et artistique, en lien direct avec les domaines flamands, picards, ligériens mais aussi italiens. Cette œuvre est à la fois le symbole de la piété familiale, mais aussi celui de son affirmation politique, en tant que grand féodal breton proche de la Cour de France. Le triptyque église /château/ foire est au centre de son mécénat, lieux d’affirmation de ses symboles personnels et familiaux : les macles, le chiffre et le collier de l’ordre royal, mais aussi de sa propre représentation physique. Le cas du château de Josselin, après celui de Pontivy, est révélateur de la puissance de ce personnage controversé et l’analyse architecturale de la façade du grand logis permet de mieux comprendre l’ambition du vicomte.